Écoresponsabilité

Comment participer à un dispositif de récupération des produits de contraste ?

La récupération des produits de contraste non utilisés a le vent en poupe dans les services et centres d'imagerie. Sensibilisés au tri, au recyclage et à l'anti-gaspillage, les professionnels de santé se tournent de plus en plus vers des réseaux de collecte de PDC iodés et gadolinés. Comment procéder pour participer à ces dispositifs ?

Le 24/03/25 à 7:00, mise à jour le 27/08/25 à 10:39 Lecture 2 min.

Le réseau MEGADORE est spécialisé dans la récupération du gadolinium. L’objectif est de récupérer les fonds de produits non utilisés pour pouvoir ensuite les retraiter. ©Jérôme Hoff

Dans un contexte d’écoresponsabilité généralisée, les professionnels de l’imagerie médicale se sentent concernés par le recyclage des produits de contraste. Plusieurs dispositifs ont été mis en place depuis quelques années afin de récupérer le gadolinium et l’iode dans les services.

Megadore pour le gadolinium

Le réseau Megadore (MEdical GADOlinium REcycling), lancé par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest en 2020, est spécialisé dans la récupération du gadolinium. L’objectif est de récupérer les fonds de produits non utilisés pour pouvoir ensuite les retraiter. Pour rejoindre le dispositif IRM Verte de Megadore, les services d’imagerie doivent demander leurs flacons en remplissant un formulaire Nouvel Adhérent sur le site internet megadore.org. Les informations à renseigner sont les contacts du service, le nombre d’IRM sur le site et le nombre de flacons nécessaires. Les services reçoivent leurs flacons IRM Verte et les remplissent. « Une fois pleins, les flacons repartent à Brest où le produit est stocké dans des cuves puis collecté par une société de retraitement », indique l’hôpital Saint-Louis, Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui participe au réseau Megadore.

Bayer récupère ses produits

Un procédé de récupération est également mis en place par le laboratoire Bayer. Le dispositif Re.Contrast permet de récupérer les résidus de PDC iodés et gadolinés. Pour en bénéficier, les centres et services doivent prendre contact avec leur représentant Bayer pour commander les récipients de récupération des produits. « Les récipients sont livrés par notre prestataire logistique, accompagnés des instructions de renvoi des récipients pleins », précise le laboratoire. Seuls les produits de contraste fabriqués par Bayer peuvent être collectés. Lorsque plusieurs récipients sont remplis, le service d’imagerie doit contacter le représentant Bayer pour convenir d’un rendez-vous pour le retrait.

Des projets en préparation pour 2025

De son côté, Guerbet indiquait dans un rapport publié en avril 2024 la mise en place d’un pilote avec des hôpitaux et cliniques pour collecter les produits de contraste iodés. « L’objectif de ce pilote est d’organiser un flux de récupération de ces résidus iodés afin de les acheminer vers un centre de récupération, de retraitement et d’incorporation de l’iode dans des procédés chimiques non pharmaceutiques », explique l’entreprise. Enfin, chez GE Healthcare, un nouveau système de récupération de ses produits de contraste iodés est en cours de validation. Il sera opérationnel et proposé aux clients GE début septembre 2025. « Les équipes commerciales contacteront directement les centres pour leur proposer ce service », précise l’industriel.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Tech Imago

09 Mar

7:30

Une étude italienne présentée à l'ECR 2026 met en lumière des disparités importantes entre professionnels de santé en matière de connaissances sur la sécurité des IRM. Si les radiologues font preuve de la plus grande compétence, des idées fausses persistent dans toutes les catégories, soulignant la nécessité de mettre en place des initiatives éducatives ciblées, indiquent les chercheurs.
06 Mar

13:45

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

7:35

Le 7 novembre 2025, l’Institut Curie à Paris a signalé à l’ASNR une erreur de recopiage d’un facteur d’étalonnage en radiothérapie externe, ayant entraîné une surexposition moyenne de 1,8 % pour 150 patients, sans dépasser 5 % et sans impact sur la qualité des traitements. L'événement a été classé niveau 1 de l’échelle ASN-SFRO des événements en radiothérapie, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité.
05 Mar

14:19

Une étude publiée le 2 mars 2026 indique que l'imagerie écho-planar en une seule acquisition (SS-EPI) offre un contraste et une visibilité améliorés des lésions avec des valeurs de coefficient de diffusion apparent comparables à celles de l'imagerie écho-planar segmentée en lecture (RS-EPI) dans l'imagerie de diffusion du cancer du pancréas, tandis que le SS-EPI démontre une plus grande robustesse aux mouvements respiratoires. (Etude)
Tech Imago

GRATUIT
VOIR