Double énergie

L’imagerie spectrale au service de l’ostéoarticulaire : les pathologies microcristallines

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Alexys Athlan-Gazet Le 07/02/24 à 7:00 Lecture 8 min.
Formation pathologies microcristallines - montage pour ouverture © Alexys Athlan

La fonctionnalité double énergie permet de récupérer les projections à des kilovoltages différents (de 40 KeV à 140 KeV) sur une seule et même acquisition. Ce changement d’énergie permet de décomposer la matière humaine sur un voxel. © Alexys Athlan

Résumé

Le scanner double énergie permet de récupérer les projections à des kilovoltages différents (de 40 KeV à 140 KeV) sur une seule et même acquisition. Cet avantage offre des outils supplémentaires pour le diagnostic des pathologies microcristallines, goutte et chodrocalcinose, en permettant au radiologue d’évaluer la nature, le volume des dépôts et leur caractère invasif. Les manipulateurs jouent un rôle important dans l’élaboration et le choix des protocoles, ainsi que dans le post-traitement des images.

Introduction

Nous avons affaire depuis bientôt vingt ans avec une nouvelle fonctionnalité qui vient compléter la scanographie conventionnelle : le scanner double énergie. Il existe, selon les constructeurs, plusieurs méthodes pour séparer au mieux les spectres d’imagerie. Nous ne ferons pas ici d’étude scientifique sur l’utilisation de ces trois méthodes.

Principe du scanner spectral

La fonctionnalité double énergie permet de récupérer les projections à des kilovoltages différents (de 40 KeV à 140 KeV) sur une seule et même acquisition. Ce changement d’énergie permet de décomposer la matière humaine sur un voxel. L’objectif est d’obtenir des informations anatomiques mais aussi biochimiques sur l’élément anatomique analysé. L’un des exemples les plus parlants de cette technique est la possibilité de dissocier les calculs rénaux (acide urique versus calcium).
Plus communément appelé imagerie spectrale, le scanner double énergie apporte aux cliniciens une réponse complémentaire, voire

Il vous reste 91% de l’article à lire

Tech Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Tech Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre découverte

1€

pendant 1 mois
puis 13 €/mois

S’abonner à Tech Imago

Notes

** Au travers cet article, plusieurs dénominations sont propres à la marque de la machine présente dans notre service. Les données de l’acquisition ainsi que le post-traitement peuvent varier entre différents constructeurs.

Auteurs

Alexys Athlan-Gazet

Manipulateur d'électroradiologie médicale Clinique du Sport Mérignac

Bibliographie

  1. Collège français des enseignants en rhumatologie, « Arthropathie microcristalline », Item 198 UE VIII.  http://www.lecofer.org/item-cours-1-19-0.php#:~:text=Les%20rhumatismes%20microcristallins%20sont%20caract%C3%A9ris%C3%A9s,inflammation%20aigu%C3%AB%20en%20pathologie%20humaine. Consulté le 01/02/2024.
  2. Pascart T., « On entre enfin dans la nouvelle dimension de l’imagerie des cristaux », La lettre du rhumatologue, mars 2021, n° 470. https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-du-rhumatologue/n-470-mars-2021. Consulté le 01/02/2024.
  3. Pascart T., Budzik J.-F. et al., « Arthropathies microcristallines des sujets âgés », Revue du Rhumatisme Monographies, juin 2019, vol. 86, n° 3. DOI : 10.1016/j.monrhu.2019.01.002.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Tech Imago

22 Juil

7:35

Un retour d'information aux professionnels de première ligne sur leurs performances en collimation lors des interventions guidées par fluoroscopie (FGI) est associé à une amélioration de la collimation lors des procédures complexes, selon une étude.
21 Juil

16:00

Des astronautes ont réalisé pour la première fois des examens de radiographie lors d'un vol orbital, à l'aide d'un système compact. Les images obtenues ont une qualité technique similaire à celles prises au sol, mais le positionnement est moins bon, constatent les radiologues qui les ont analysées. Étude.

11:00

Le dépistage biennal par scanner à faible dose (LDCT) du cancer du poumon, incluant les non-fumeurs, pourrait être rentable et mériter d’être pris en compte à Singapour, selon une étude publiée dans JAMA Network Open.

7:45

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente, lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.
Tech Imago

GRATUIT
VOIR