Arthrose de la main

Un modèle radiomique pour détecter l’arthrose digitale sur des radiographies

Des chercheurs français démontrent dans une étude qu'en s'appuyant sur un modèle de radiomique appliqué à des radiographies standards, il est possible de dépister automatiquement les formes les plus sévères de l'arthrose de la main, sans remplacer le radiologue.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/08/26 à 7:00 Lecture 3 min.

« Le modèle pourrait permettre un gain de temps en effectuant une sorte de pré-tri dans un flux de travail automatisé, pour permettre au radiologue d’écarter les radios normales, dont l’analyse peut parfois prendre du temps, et de se concentrer sur celles paraissent anormales ». Laetitia Parronne, radiologue musculosquelettique © L. Perronne et al | Osteoarthritis and Cartilage

Dans une étude parue dans la revue Osteoarthritis and Cartilage [1], une équipe de chercheurs français propose un modèle radiomique basé sur l’analyse de radiographies manuelles standard de la main pour évaluer automatiquement le niveau de gravité de l’arthrose de la main, par rapport au score de Kellgren-Lawrence. Sur une échelle de 0 (qui renseigne une absence d’anomalies) à 4 (indiquant une arthrose sévère), cet index composite est largement utilisé comme moyen de classer radiologiquement les cas d’arthrose.

Une étude novatrice

« Il existe des études sur la radiomique appliquée à l’arthrose du genou, mais pas sur l’arthrose de la main, qui est une partie du corps assez complexe », analyse Laetitia Perronne, radiologue spécialisée en imagerie musculosquelettique et chargée de recherche clinique en imagerie médicale à l’Université North-Western. De tous les endroits potentiellement touchés par cette maladie, l’atteinte de la main est la plus fréquente, particulièrement chez les femmes a

Il vous reste 75% de l’article à lire

Tech Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Tech Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre découverte

1€

pendant 1 mois
puis 13 €/mois

S’abonner à Tech Imago

Auteurs

Inès Bourdon

Journaliste spécialisée

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Perronne, Laetitia, et al. « Radiomics Grading of Hand Osteoarthritis Severity Using Standard Radiographs: Results from the DIGICOD Cohort ». Osteoarthritis and Cartilage, mai 2026, p. S1063458426009179. DOI.org (Crossref), https://doi.org/10.1016/j.joca.2026.05.009.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Tech Imago

11 Sep

16:36

Une étude démontre que l’O-RADS MRI présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.

7:30

À Toulouse, le Groupe RX étend son centre d’imagerie médicale à la clinique Pasteur avec 600 m² supplémentaires et de nouveaux équipements de dernière génération. Ce projet sera inauguré le 17 septembre, annonce le Groupe Vidi.
10 Sep

16:17

Une formation en mammographie basée sur la réalité virtuelle a permis d’améliorer significativement les connaissances des étudiants, tout en renforçant leur satisfaction et leur confiance en leurs compétences, selon une étude parue dans Radiography.

7:17

Les examen IRM multirégions, les examens améliorés par contraste et l'imagerie 1,5 T entraineraient une augmentation du temps d'examen en IRM pédiatrique, avec des conséquences directes sur l'exposition des enfants au propofol. Les facteurs opérationnels liés au protocole influenceraient significativement la charge anesthésique en imagerie pédiatrique.

Tech Imago

GRATUIT
VOIR