Imagerie hybride

La TEP-IRM en cardiologie : état des lieux et retour d’expérience au CHU de Nantes

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Karine Warin Fresse Le 30/01/24 à 7:00, mise à jour le 27/01/25 à 12:05 Lecture 15 min.
Figure 1. Cinquième TEP-TDM installée en France au CHU de Nantes au sein de l’unité IMageRie moléculAire Multimodale (IMRAM), combinant en une seule machine hybride une IRM 3 T et un tomographe par émission de positons (TEP).

Compte tenu de sa multimodalité, cette imagerie demande une double, voire une triple expertise pour son interprétation (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Résumé

La TEP-IRM en cardiologie est encore en cours d’évaluation. La TEP au [18F]-FDG est généralement utilisée pour le diagnostic et le suivi de sarcoïdose cardiaque. Des études ont montré sa grande sensibilité pour diagnostiquer l’inflammation myocardique. Couplée aux performances diagnostiques de l’IRM cardiaque, la TEP-IRM est donc un examen sensible pour la recherche de l’inflammation myocardique. Pour le confort du patient et une interprétation performante grâce à la fusion des images, les examens sont couplés. Les indications sont encore spécifiques, notamment pour la recherche de sarcoïdose cardiaque et les myocardites atypiques. D’autres indications émergentes apparaissent dans les cardiomyopathies. Nous aborderons dans cet article la technique de réalisation, les protocoles utilisés et l’interprétation conjointe par un médecin radiologue et nucléaire.

Introduction

La TEP-IRM est une technique d’imagerie multimodale permettant de combiner une imagerie TEP (tomographie par émission de positons) et une imagerie par résonance magnétique (IRM). C’est une technique émergente, puisqu’en mai 2021, la TEP-IRM nantaise était la cinquième installation en France, au sein du centre IMageRie moléculAire Multimodale (IMRAM) du CHU de Nantes (figure 1). L’activité de la TEP-IRM en cardiologie représente environ 20 % de l’activité totale en clinique et en recherche.

Compte tenu de sa multimodalité, cette imagerie demande une double, voire une triple expertise pour son interprétation, alliant les compétences à la fois du radiologue, du médecin nucléaire et, à Nantes, du cardiologue. Sa réalisation nécessite une équipe de manipulateurs entraînée à l’imagerie cardiaque.

Cet article dressera un état des lieux de la TEP-IRM en cardiologie en 2023 à partir de l’expérience nantaise. Il rappellera les techniques de réalisation, son interprétation

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Auteurs

Karine Warin Fresse

Responsable de l’unité d’imagerie cardiovasculaire, service de médecine nucléaire CHU de Nantes

Bibliographie

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