Volume d'examens

Quelles solutions à la problématique de l’interprétation des radios thoraciques ?

Une session du Congrès européen de radiologie avait pour thématique centrale l'interprétation des radiographies thoraciques, une activité qui pose d'importants défis en matière de volume d'activité et de flux de travail. Pour réduire la charge, la délégation s'impose comme une solution.

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Parmi les radiographies thoraciques les moins interprétées, on trouve par exemple les radiographies mobiles faites en soins intensifs « qui sont lues par des médecins réanimateurs, sans compte rendu radiologique officiel », les radiographies réalisées dans des petites structures rurales « où il y a des retards en téléradiologie », et les radiographies avec des découvertes fortuites « qui sont souvent ignorées ou perdues lors des transferts », indique Thomas Frauenfelder. © Carla Ferrand

L’interprétation de la radiographie thoracique est-elle un art en voie de disparition ? La question était au cœur d’une session du Congrès européen de radiologie (ECR) 2026, le 6 mars, lors de laquelle plusieurs intervenants se sont succédé pour évoquer le poids que cette activité représente au quotidien et les solutions à envisager.

Des retards généralisés

« En Europe, la radiographie thoracique représente 130 examens pour 1000 habitants, chaque année, soit environ 50 millions de radios. C’est un haut volume d’activité que les radiologues ne peuvent pas traiter seuls, la délégation est donc inévitable », souligne Thomas Frauenfelder, radiologue à l’hôpital universitaire de Zürich (Suisse). Une étude publiée en 2024, réalisée dans 16 pays, montrait que des retards d’interprétation des radiographies thoraciques étaient présents dans 59 % des établissements à 7 jours et dans 32 % des établissements à 6 mois.

La radio dépriorisée

Pourquoi ce retard important dans les établissements à l’échell

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Carla Ferrand

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