Prise en charge

Sécurité en IRM : les risques et particularités en pédiatrie

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Benjamin Cauquis Le 10/02/26 à 7:00, mise à jour le 11/06/26 à 12:30 Lecture 4 min.

En pédiatrie, l’IRM demande encore plus de précautions. La présence d’un parent peut rassurer l’enfant, mais elle implique de traiter cet accompagnant comme un second patient. © Fleret Ronald (ceryzz_legendes_urbaines)

Résumé

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) occupe aujourd’hui une place essentielle dans le diagnostic médical. Elle offre une excellente résolution tissulaire et n’utilise pas de rayonnements ionisants, un avantage particulièrement important en pédiatrie. Cependant, l’environnement IRM n’est pas anodin : il combine un champ magnétique puissant, des gradients qui varient très rapidement et des ondes radiofréquences. Cet ensemble crée un milieu technique à risque où des incidents peuvent survenir, comme des projections d’objets métalliques, des brûlures ou encore des problèmes liés aux implants. Les nombreuses vidéos virales diffusées sur les réseaux sociaux ou dans certains films exagèrent ou déforment souvent les dangers de l’IRM, menant à une mauvaise interprétation de cette technologie. Il est donc essentiel de renforcer la sécurité et la vigilance des patients et des équipes.

Les principaux risques liés à l’IRM

Le champ magnétique principal

Le champ magnétique statique est présent en permanence. Ses risques sont bien connus : il peut attirer violemment tout objet ferromagnétique, créant un véritable effet « projectile ». Certains implants peuvent se déplacer ou se dérégler s’ils ne sont pas compatibles. Des appareils médicaux non prévus pour cet environnement peuvent fonctionner de manière imprévisible.

Les gradients de champ

Les gradients, qui changent très vite pour créer l’image, peuvent provoquer des picotements ou des contractions musculaires (stimulation nerveuse périphérique) ainsi qu’un niveau sonore élevé, nécessitant systématiquement une protection auditive.

Les radiofréquences

Les ondes RF peuvent chauffer les tissus. Ce phénomène, mesuré par le SAR (Specific Absorption Rate), peut entraîner un échauffement notable chez certains patients et des brûlures cutanées, surtout si des câbles, conducteurs ou objets mal positionnés créent des points chauds.

Prép

Il vous reste 82% de l’article à lire

Tech Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Tech Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre découverte

1€

pendant 1 mois
puis 13 €/mois

S’abonner à Tech Imago

Auteurs

Benjamin Cauquis

Manipulateur en radiologie pédiatrique Hôpital Bicêtre - AP-HP Le Kremlin-Bicêtre

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Tech Imago

21 Oct

15:01

Fin 2025, le centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis a déclaré à l’ASNR un événement significatif de radioprotection portant sur une erreur d'injection de médicaments radiopharmaceutiques à 12 patients dans le cadre d'examens de scintigraphie de la parathyroide. L'incident n'aurait eu que des conséquences très limitées.

7:03

Une nouvelle génération de TEP scanner, basés sur des systèmes de champ de vision axial long (LA-FOV), permettraient de réaliser des scans corps entier de bonne qualité diagnostique en à peine une minute.
20 Oct

15:30

Un modèle de deep learning peut estimer l’âge chronologique des enfants à partir de radiographies du bassin, avec une erreur absolue moyenne inférieure à 0,6 an, selon une étude.

7:30

GE HealthCare annonce le marquage CE de son cyclotron MINItrace™ Magni et l’extension de sa plateforme PETtrace™ à la production de cuivre-64. Ces innovations visent à renforcer la production locale de radioisotopes et à soutenir la recherche en imagerie moléculaire et en théranostique.
✕
Tech Imago

GRATUIT
VOIR