Dépistage

Recherche d’un cancer de la prostate sur une IRM

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Jonathan Charlois Le 13/08/25 à 7:00, mise à jour le 13/08/25 à 9:46 Lecture 7 min.

Coupes de prostate en axiale et sagittale T2 haute résolution. © Jonathan Charlois

Résumé

L’IRM prostatique est aujourd’hui l’examen de référence dans la détection et la caractérisation du cancer de la prostate, grâce à un protocole multiparamétrique combinant des séquences morphologiques et fonctionnelles. Elle permet de localiser avec précision les lésions suspectes, d’en estimer l’agressivité et de guider les biopsies de manière ciblée. L’examen repose sur des séquences T2 haute résolution, de diffusion (DWI/ADC), de perfusion dynamique (DCE), ainsi qu’une séquence T2 pelvienne étendue pour la recherche d’adénopathies. Pour une qualité d’image optimale, l’examen doit idéalement être réalisé sur une IRM 3 Tesla ainsi qu’une préparation rigoureuse du patient doit être faite (rectum vidé, vessie modérément remplie). L’interprétation selon le score PI-RADS permet de stratifier les lésions selon leur probabilité de malignité. L’IRM prostatique s’impose donc comme un outil clé dans le diagnostic, la planification des biopsies et l’évaluation de l’extension du cancer prostatique.

Étapes de la recherche de cancer de la prostate

La détection du cancer de la prostate suit un parcours diagnostique progressif. Elle commence généralement par un dosage du PSA (antigène prostatique spécifique), une protéine produite par la prostate dont l’élévation peut signaler une anomalie, bien que non spécifique du cancer. Le taux de PSA normal est inférieur à 4 ng/ml, mais cette valeur doit être corrélée avec l’âge. Par exemple 2,5 ng/ml avant 50 ans et 6,5 ng/ml avant 80 ans. En cas de PSA élevé ou de toucher rectal suspect, une IRM multiparamétrique est réalisée afin d’évaluer la présence de zones suspectes. Si une anomalie est détectée à l’IRM, des biopsies ciblées (fusion IRM/échographie) sont effectuées pour confirmer le diagnostic histologique. Une fois le cancer identifié, il est classé selon plusieurs critères (score de Gleason ou ISUP, stade, imagerie) afin d’évaluer le risque et de guider la stratégie thérapeutique, qui peut aller d’une simple surveillance active à des tr

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Auteurs

Jonathan Charlois

Manipulateur en radiologie Imagerie Médicale Sainte-Marie Osny

Créateur de contenu sur Instagram sous le nom de @lemanippointfr
Concepteur du site internet FichesManip.

Déclaration des liens d'intérêts

Bibliographie

  1. Moch H, Amin MB, Berney DM, et al (2022) The 2022 World Health Organization Classification of Tumours of the Urinary System and Male Genital Organs—Part A: Renal, Penile, and Testicular Tumours. European Urology 82:458–468. https://doi.org/10.1016/j.eururo.2022.06.016.
  2. American College of Radiology (ACR), ESUR. PI-RADS® Prostate Imaging Reporting and Data System Version 2.1. 2023.
    Lien : https://www.acr.org/Clinical-Resources/Reporting-and-Data-Systems/PI-RADS
  3. Nakai H, Takahashi N, Sugi MD, et al (2024) Image quality comparison of 1.5T and 3T prostate MRIs of the same post-hip arthroplasty patients: multi-rater assessments including PI-QUAL version 2. Abdom Radiol 49:3913–3924. https://doi.org/10.1007/s00261-024-04483-6.
  4. Radiology Assistant. PI-RADS v2.1 Update – Interpretation Guidelines for Prostate MRI. 2023.
    Lien : https://radiologyassistant.nl/abdomen/prostate/pirads-v21-update
  5. Lehaire J (2016). Détection et caractérisation du cancer de la prostate par images IRM 1.5 T multiparamétriques. Thèse de doctorat, Université Claude Bernard Lyon 1 .

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