Scanner et IRM

Faut-il continuer à autoriser des équipements lourds supplémentaires ?

Le nouveau régime d'autorisation des équipements lourds va permettre d'enrichir le parc d'imagerie de nouvelles machines. Mais les médecins et manipulateurs seront-ils assez nombreux pour les exploiter et répondre aux besoins croissants de la population ? Trois responsables syndicaux analysent la situation.

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Le 23/06/23 à 13:00 Lecture 5 min.

Le nouveau régime d'autorisation des EML ouvre la voie à une accélération des nouvelles installations (photo d'illustration). © Benjamin Bassereau

« Des organisations et des technologies peuvent nous permettre d’optimiser notre manière de travailler »

Éric Chavigny, radiologue libéral à Dax (40), représentant FNMR Nouvelle-Aquitaine

Oui, mais pas partout et pas n’importe comment ! La problématique est double. Il y a d'abord la question des besoins de santé, avec le vieillissement de la population et le suivi des maladies chroniques, mais aussi le dépistage du cancer du poumon qui arrive. Nous avons donc besoin de machines. De surcroît, nous sommes très en retard en matière d’équipements par rapport à beaucoup de pays européens. Il y a aussi une problématique de ressources humaines chez les manipulateurs radio et de démographie des radiologues pour laquelle nous faisons les frais du numerus clausus. Toutefois, nous avons aujourd’hui des organisations et des technologies qui peuvent nous permettre d’être plus efficients et d’optimiser notre manière de travailler : consoles, logiciels d’IA, téléradiologie, télé-expertise, etc. Cela p

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1. Selon l’arrêté du 16 septembre 2022, le site géographique détenteur d’une autorisation pourra installer un nombre maximal de trois EML, dont au moins un scanner et une IRM. Le directeur général de l’ARS peut autoriser une dérogation pour dépasser de seuil de trois EML si « la situation territoriale, le volume des actes, leur nature, ou la spécialisation de l’activité le justifient ». Dans ce cas, la limite est fixée à 18 EML.

Auteurs

Carla Ferrand

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