Écoresponsabilité en IRM

« Épaissir les coupes de 1 mm ou utiliser des séquences avec IA permet de réduire de 30 % en moyenne la consommation électrique d’une IRM »

Au CHU de Brest, une étude a analysé les déterminants et les leviers de gestion de la consommation électrique des IRM en neuroradiologie. Les services peuvent notamment jouer sur l’épaisseur des coupes, les paramètres de l’appareil, et faire appel à l'intelligence artificielle pour économiser de précieux kilowatts.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 05/04/24 à 7:00 Lecture 5 min.
Reportage PSYMAC Lille

Mateusz Chodorowski et l’équipe du CHU de Brest ont élaboré un protocole d’IRM cérébrale « basse consommation », en adaptant le débit d’absorption spécifique (SAR), le bruit et la pente des gradients (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Selon un rapport suisse publié en 2020 [1], une meilleure gestion des modes d’activité des IRM pourrait permettre d’économiser jusqu’à 30 % d’électricité. Mais qu’en est-il de la consommation pendant les examens ? Au CHU de Brest, Mateusz Chodorowski, médecin radiologue, a travaillé sur ce sujet dans le cadre de sa thèse de médecine. Ses résultats ont fait l’objet d’un article paru dans Journal of Neuroradiology [2] fin 2023. « Des études ont montré que la radiologie est de loin la principale consommatrice d’énergie dans le secteur de la santé. Quand j’ai commencé ma thèse, on ne s’était pas encore demandé comment on pourrait s’améliorer dans ce domaine », se souvient-il.

La consommation scrutée minute par minute

Dans un premier temps, il a analysé en détail la consommation des deux IRM de son service : une 1,5 T, en fonctionnement depuis 10 ans et une 3 T installée en 2023. « Nous disposons d’un logiciel qui enregistre la moyenne de toutes les consommations minute par minute », expl

Il vous reste 87% de l’article à lire

Tech Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Tech Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre découverte

1€

pendant 1 mois
puis 13 €/mois

S’abonner à Tech Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Bibliographie

  1. Suisse Energie, « Rapport final. Efficacité énergétique des équipements médicaux-IRM, scanners, appareils de radiographie », 14 août 2020, https://pubdb.bfe.admin.ch/fr/publication/download/10159
  2. Chodorowski M., Ognard J., Rovira À. et al, « Energy consumption in MRI: Determinants and management options », Journal of Neuroradiology, mars 2024, vol. 51, n° 2, p. 182-189. DOI : 10.1016/j.neurad.2023.12.001.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Tech Imago

09 Mar

7:30

Une étude italienne présentée à l'ECR 2026 met en lumière des disparités importantes entre professionnels de santé en matière de connaissances sur la sécurité des IRM. Si les radiologues font preuve de la plus grande compétence, des idées fausses persistent dans toutes les catégories, soulignant la nécessité de mettre en place des initiatives éducatives ciblées, indiquent les chercheurs.
06 Mar

13:45

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

7:35

Le 7 novembre 2025, l’Institut Curie à Paris a signalé à l’ASNR une erreur de recopiage d’un facteur d’étalonnage en radiothérapie externe, ayant entraîné une surexposition moyenne de 1,8 % pour 150 patients, sans dépasser 5 % et sans impact sur la qualité des traitements. L'événement a été classé niveau 1 de l’échelle ASN-SFRO des événements en radiothérapie, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité.
05 Mar

14:19

Une étude publiée le 2 mars 2026 indique que l'imagerie écho-planar en une seule acquisition (SS-EPI) offre un contraste et une visibilité améliorés des lésions avec des valeurs de coefficient de diffusion apparent comparables à celles de l'imagerie écho-planar segmentée en lecture (RS-EPI) dans l'imagerie de diffusion du cancer du pancréas, tandis que le SS-EPI démontre une plus grande robustesse aux mouvements respiratoires. (Etude)
Tech Imago

GRATUIT
VOIR