Écologie et santé

L’eau du robinet européenne est la plus contaminée au gadolinium dans le monde

Une étude française menée sur 73 échantillons prélevés dans 60 villes du monde met en évidence la présence de gadolinium dans l’eau du robinet. L’Europe est particulièrement touchée par cette contamination.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 07/01/26 à 7:00 Lecture 2 min.

Dans leur analyse des eaux du robinet, les chercheurs constatent que le degré de contamination au gadolinium varie considérablement d'une ville à l'autre, et qu'il est plus élevé en Europe que dans le reste du monde. D. R.

Depuis plusieurs années, les chercheurs s’intéressent aux conséquences sanitaires et environnementales des rejets de gadolinium dans l’eau. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Chemosphere, vient enrichir la littérature sur cette problématique [1].

60 grandes villes testées

Menés par l’université de Brest (29), ces travaux ont évalué le degré de contamination au gadolinium de l’eau potable à travers le monde. Les auteurs ont prélevé 73 échantillons d'eau du robinet entre mai et septembre 2025 dans 60 grandes villes et mégapoles : 32 en Europe, 12 en Asie, 7 en Amérique du Nord, 2 en Amérique du Sud, 4 en Océanie, 2 en Afrique et une dans les Antilles.

Amsterdam et Berlin dans le haut du classement

Dans leur analyse, les chercheurs brestois constatent que le degré de contamination au gadolinium varie considérablement d'une ville à l'autre, et qu'il est plus élevé en Europe que dans le reste du monde. « Dans les villes européennes, les niveaux de contamination de l'eau dépassent fréquem

Il vous reste 75% de l’article à lire

Tech Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Tech Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre découverte

1€

pendant 1 mois
puis 13 €/mois

S’abonner à Tech Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Déclaration des liens d'intérêts

Bibliographie

  1. Barrat J-A, Bayon G, Tripier R, et al (2026) Rare earth element abundances and gadolinium contamination in tap water worldwide. Chemosphere 394:144812. https://doi.org/10.1016/j.chemosphere.2025.144812.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Tech Imago

09 Mar

7:30

Une étude italienne présentée à l'ECR 2026 met en lumière des disparités importantes entre professionnels de santé en matière de connaissances sur la sécurité des IRM. Si les radiologues font preuve de la plus grande compétence, des idées fausses persistent dans toutes les catégories, soulignant la nécessité de mettre en place des initiatives éducatives ciblées, indiquent les chercheurs.
06 Mar

13:45

Une étude parue dans Academic Radiology montre que l’IRM hépatique à 5,0 T avec une demi-dose d’acide gadoxétique offre une qualité d’image supérieure ou équivalente à l’IRM à 3,0 T tout en permettant une réduction de 25 % du temps d’acquisition et en atténuant les artefacts de mouvement.

7:35

Le 7 novembre 2025, l’Institut Curie à Paris a signalé à l’ASNR une erreur de recopiage d’un facteur d’étalonnage en radiothérapie externe, ayant entraîné une surexposition moyenne de 1,8 % pour 150 patients, sans dépasser 5 % et sans impact sur la qualité des traitements. L'événement a été classé niveau 1 de l’échelle ASN-SFRO des événements en radiothérapie, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité.
05 Mar

14:19

Une étude publiée le 2 mars 2026 indique que l'imagerie écho-planar en une seule acquisition (SS-EPI) offre un contraste et une visibilité améliorés des lésions avec des valeurs de coefficient de diffusion apparent comparables à celles de l'imagerie écho-planar segmentée en lecture (RS-EPI) dans l'imagerie de diffusion du cancer du pancréas, tandis que le SS-EPI démontre une plus grande robustesse aux mouvements respiratoires. (Etude)
Tech Imago

GRATUIT
VOIR