Un enjeu clinique devenu incontournable
Dans les services d’imagerie à forte activité oncologique, la question de l’accès veineux est centrale. À l’ICM Val d'Aurelle, centre régional de lutte contre le cancer de Montpellier (34), plus de 23 000 actes de scanner sont réalisés tous les ans, dont 95 % avec injection de produit de contraste. Or, pour beaucoup de patients suivis pour cancer, le capital veineux périphérique est sévèrement altéré : chimiothérapies, veines sclérosées, fragilisées ou devenues inaccessibles. Autre constat pertinent : sur nos vacations, un patient sur deux est porteur d’un port-à-cath (PAC).
La question se pose donc : peut-on utiliser un port-à-cath pour réaliser des injections à haute pression au scanner, en toute sécurité ?
Longtemps, la prudence – voire la crainte – a dominé : risque de rupture du dispositif, d’extravasation, d’infection ou d’obstruction. On hésite à utiliser le PAC pour une injection de produit de contraste iodé. Pourtant, les évolutions techniq

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