Soigner dans l'espace

Le projet IRIS ouvre la voie à la radiologie interventionnelle en apesanteur

Pour la première fois, une équipe de radiologues et des chercheurs a réalisé un geste de radiologie interventionnelle à bord d'un avion 0 G, la néphrostomie. Une avancée majeure pour l’autonomie médicale des astronautes lors des futures missions spatiales.

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Le 05/05/26 à 7:00, mise à jour le 07/05/26 à 9:17 Lecture 5 min.

Trois vols ont permis à trois équipes de quatre personnes de réaliser les tests. L'une d'entre elles comprenait Guillaume Louis (radiologue), Eva Fourage, Jessica Studer (MEDES) et Cyrille Muller. © Seamus Thierry

La radiologie interventionnelle en route pour l'espace ? C’est le défi relevé par l’équipe du projet Interventional Radiology In Space (IRIS), qui a réalisé une procédure à bord d’un avion 0 G de Novespace, en collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES). La mission s'est déroulée à Bordeaux (33) et a inclus des radiologues et des chercheurs, rassemblés autour d'une problématique importante dans le domaine spatial : la prise en charge des troubles urinaires, notamment les infections, qui peuvent représenter un risque majeur pour les astronautes. Aujourd’hui, les capacités d’intervention restent très limitées et un retour sur Terre pour ce type de pathologies coûte plusieurs millions d'euros. « Les astronautes savent faire du diagnostic en repérant les problèmes physiologiques dans le corps, mais s'il y a besoin de thérapeutique, ils n'ont pas grand-chose, à part des médicaments. Ils ne peuvent pas procéder à une intervention de chirurgie, car ils ne peuvent ni ouvrir

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Auteurs

Marjolaine Margue

Journaliste spécialisée BOM Presse

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