Pathologies congénitales

Imagerie des malformations vasculaires

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Denis Herbreteau et Grégoire Boulouis Le 05/09/22 à 13:00, mise à jour aujourd'hui à 4:03 Lecture 8 min.

Le diagnostic des lésions vasculaires est la plupart du temps clinique, mais l’imagerie a une place importante pour la confirmation diagnostique, nosologique, et pour les lésions complexes, à extension profonde, ou dans le cadre du bilan préopératoire. © Grégoire Boulouis et Denis Herbreteau

Résumé

La classification ISSVA divise schématiquement les anomalies vasculaires en 2 groupes : les tumeurs et les malformations. Pour ces deux types d’anomalies vasculaires, le diagnostic est le plus souvent clinique. L’imagerie guide la prise en charge et peut être utile dans le suivi, mais elle n’est pas systématique. La radiologie joue cependant souvent un rôle central dans une chaîne de soins très pluridisciplinaire. L’IRM (séquences T2 FS) et l’échographie sont employées pour la confirmation nosologique et comme examens préthérapeutiques pour caractériser l’extension lésionnelle et l’accessibilité à des thérapeutiques invasives. L’écho-Doppler et l’artériographie permettent de confirmer le diagnostic de malformation artérioveineuse et la planification thérapeutique.

Les lésions vasculaires sont relativement prévalentes en population générale, touchant environ 1,5 % de la population. Elles peuvent être responsables d’une morbidité significative, de douleurs, d’inconfort et d’un préjudice esthétique qui peuvent réduire la qualité de vie [1]. Leur diagnostic est la plupart du temps clinique, mais l’imagerie a une place importante pour la confirmation diagnostique, nosologique, et pour les lésions complexes, à extension profonde, ou dans le cadre du bilan préopératoire [2].

Le lexique des anomalies vasculaires

Historiquement, le terme « angiome » était utilisé indistinctement pour dénommer plusieurs sous-types lésionnels, mais doit être abandonné du fait de son imprécision. La classification ISSVA (International Society of Study of Vascular Anomalies) est la plus fréquemment utilisée pour définir les types et sous-types de lésions vasculaires [3]. Elle est structurée autour des données cliniques, d’anamnèse, d’imagerie et histologiques. Cette classi

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Auteurs

Denis Herbreteau

Neuroradiologue Service de neuroradiologie interventionnelle, Centre de référence des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique, MAGEC, Consultations des angiodysplasies enfants et adultes CHRU de Tours 

Grégoire Boulouis

Neuroradiologue Service de neuroradiologie interventionnelle, Centre de référence des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique, MAGEC, Consultations des angiodysplasies enfants et adultes CHRU de Tours

Bibliographie

  1. Eifert S., Villavicencio J. L., Kao T. C. et coll., « Prevalence of deep venous anomalies in congenital vascular malformations of venous predominance », Journal of Vascular Surgery, mars 2000, vol. 31, n° 3, p. 462–471. PMID : 10709058.
  2. Boulouis G., Dangouloff-Ros V., Boccara O. et coll., « Arterial spin-labeling to discriminate pediatric cervicofacial soft-tissue vascular anomalies », AJNR American Journal of Neuroradiology, mars 2017, vol. 38, n° 3, p. 633–638. DOI : 10.3174/ajnr.a5065.
  3. Wassef M., Blei F., Adams D. et coll., « Vascular anomalies classification: recommendations from the International Society for the Study of Vascular Anomalies », Pediatrics, juillet 2015, vol. 136, n° 1, e203–14. Epub 8 juin 2018. DOI : 10.1542/peds.2014-3673.
  4. Kunimoto K., Yamamoto Y., Jinnin M., « ISSVA classification of vascular anomalies and molecular biology », International Journal of Molecular Sciences, février 2022, vol. 23, n° 4 : 2358. DOI : 10.3390/ijms23042358.
  5. Haute Autorité de santé, « Malformations lymphatiques kystiques (MLK) », 2021. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3241227/fr/malformations-lymphatiques-kystiques-mlk. Site consulté le 7 juillet 2022.
  6. Horbach S. E. R., van der Horst C. M. A. M., Blei F. et coll., « Development of an international core outcome set for peripheral vascular malformations: the OVAMA project », British Journal of Dermatology, février 2018, vol. 178, n° 2, p. 473–481. DOI : doi.org/10.1111/bjd.16029.

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