Nouvelle structure

Un nouveau centre d’imagerie fluidifie l’activité externe au CHU de Lille

Doté notamment de deux IRM dédiées aux patients externes, le nouveau plateau technique du Centre de consultations et d'imagerie de l'appareil locomoteur du CHU de Lille vise à renforcer l’imagerie musculosquelettique, pédiatrique et interventionnelle tout en réduisant les délais d’accès aux examens.

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Aujourd'hui à 7:00 Lecture 3 min.

La création du centre s’est accompagnée de l’obtention de deux autorisations d’un renouvellement d'équipements lourds, nécessitant l'agrandissement des locaux. © CIAL

Afin de répondre à une demande croissante d’examens d’imagerie et améliorer le parcours des patients, le CHU de Lille (59) a créé un nouveau centre d’imagerie médicale dédié à l’activité externe sur son site du Centre de consultations et d’imagerie de l’appareil locomoteur (CIAL). Jusqu’à présent, patients hospitalisés et externes étaient accueillis à la fois au CIAL et à l’hôpital Salengro voisin, ce qui compliquait l’organisation du service. « Tout le monde se croisait, cela générait plusieurs problématiques », explique Anne Cotten, cheffe de service au CIAL. Ce projet vise ainsi à repenser cette organisation, notamment en développant les activités d’imagerie musculosquelettique et pédiatrique.

Un agrandissement du service

La création du centre s’est accompagnée de l’obtention de deux autorisations d’un renouvellement d’équipements lourds, nécessitant l’agrandissement des locaux. Le plateau technique comprend désormais deux IRM dédiées à l’activité externe : une 3 T et une 1,5 T, principalement orientées vers l’imagerie musculosquelettique et pédiatrique. « Cela permet à la pédiatrie d’avoir beaucoup plus d’accès à l’IRM », souligne Anne Cotten.
Le centre dispose en outre d’un scanner haute résolution, « très intéressant pour le musculosquelettique ». Les deux échographes musculosquelettiques recents ont été conservés, ajoute la cheffe de service. La radiographie garde elle aussi une place importante dans l’offre. « L’intérêt est d’avoir tous ces équipements dédiés notamment à l’activité musculosquelettique au même endroit. De cette manière nous pouvons coupler les examens et les patients repartent avec ce qu’il faut », justifie Anne Cotten.

Une IRM avec environnement pédiatrique

La nouvelle IRM 1,5 T disposant d’un environnement adapté aux enfants est l’un des points forts du projet, selon la cheffe de service. Bien qu’elle ne soit pas exclusivement réservée à la pédiatrie, elle dispose d’une salle d’attente dédiée aux enfants avec essentiellement des manipulateurs formés à la pédiatrie. L’ouverture du nouveau plateau technique s’est accompagnée de la création de onze postes supplémentaires de manipulateurs dont deux spécialisés en radiopédiatrie et neuf en musculosquelettique, et de huit postes de praticiens hospitaliers dont deux en radiopédiatrie et six en musculosquelettique, détaille Anne Cotten.

Le développement de l’imagerie interventionnelle

Le projet s’inscrit également dans une dynamique de développement de l’imagerie interventionnelle musculosquelettique, soumise à une forte demande, poursuit Anne Cotten. Le CIAL propose de l’interventionnel « classique », avec des infiltrations, arthrographies complétées d’un scanner, certaines ponctions ou biopsies. L’interventionnel lourd reste à l’hôpital Salengro, relié par un couloir. Il comprend des procédures telles que des cimentoplasties, des vissages ou encore des thermoablations, cite Anne Cotten. « L’organisation de ce nouveau centre externe a eu des retentissements également sur le reste de notre activité et notamment sur le gros interventionnel, se réjouit la radiologue. Nous avons gagné sur tous les plans. »

Des délais d’accès fortement réduits

L’un des bénéfices majeurs du nouveau centre est la réduction significative des délais d’attente. « Actuellement, pour l’IRM et le scanner, que ce soit pour les adultes ou les enfants, nous essayons de donner des rendez-vous dans la semaine », indique Anne Cotten. Face à la forte demande pour les gestes interventionnels sous échographie ou sous scopie, une troisième salle d’échographie est en cours d’ouverture, afin d’éviter un allongement des délais. « Nous ne pensions pas que le petit interventionnel sous échographie et sous scopie augmenterait aussi vite. C’est pour cette raison que nous allons ouvrir une troisième salle, car il n’est pas possible de donner des rendez-vous à deux mois pour des infiltrations contre les douleurs », conclut-elle.

Auteurs

Solenn Duplessy

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